Crimson Peak: Secrets d’une demeure gothique et terrifiante

De gauche à droite, Charlie Hunnam par @Gage-Skidmore, Guillermo Del Toro,Jessica_Chastain, @Gage-Skidmore et Mia_Wasikowska, à Cannes, en 2014.

De gauche à droite, Charlie Hunnam photographié par @Gage-Skidmore, Guillermo Del Toro,Jessica_Chastain, @Gage-Skidmore et Mia-Wasikowska, à Cannes, en 2014.

Après l’Echine du Diable et Pacific Rim, le réalisateur mexicain, Guillermo del Toro nous propose un nouveau scénario d’épouvante. Bienvenue à Crimson Peak avec Mia Wasikowska, Tom Hiddleston et Jessica Chastaing pour deux heures de frissons et de suspense.

Edith Cushing, une écrivain newyorkaise est hantée par les fantômes de son passé. Personne ne la croit. Pourtant, lorsqu’elle pénètre dans la demeure de son mari, les cauchemars de son enfance ressurgissent. Ombres, murmures, ce qu’elle pensait avoir imaginé devient réel et c’est l’au delà qui lui parle. Elle doit se méfier du manoir d’Allerdale Hall, appelé aussi Crimson Peak, de ses couloirs sombres et de ses portes grinçantes.

Conçu à la manière d’un conte de fées imbriqué dans une histoire de famille, le cinéaste s’appuie sur l’histoire de Barbe Bleue ou l’épouse un peu trop curieuse, succombe à la tentation, en s’aventurant dans les sous-sols. Un rôle pour lequel Mia Wasikowska a quitté les jupons de la timide Jane Eyre (2012) pour jouer les investigatrices au caractère bien trempé.

Des frissons, des sursauts, l’ambiance est lourde et macabre aux côtés des propriétaires, Mr Sharpe et sa soeur, interprétés par le duo Chastaing-Hiddleston. Deux personnages sournois et manipulateurs qui regardent leur hôte comme un insecte se débattre dans une cage. Aussi, cette prison est de verre est invisible et ne se perçoit que dans la nuit. Quant à l’ambiance qui se dégage de cet univers, elle est glaciale et typiquement gothique.

Ceux qui aiment les vieilles pierres et les monte-charges en feront l’état des lieux ; le décor est bien travaillé et bien sculpté. Chaque miroir conserve sa couche de poussière et les grincements sur les marches, sont on ne peut plus réalistes.
Pas de longueurs dans les séquences comme dans La Dame en Noir, même si le projet s’en rapproche. L’hôte est un étranger mal vu que l’on épie en permanence et que l’on veut soustraire à la loi du silence.

On regrette également quelques scènes calquées sur le romantisme des Les Hauts de Hurlevent et les clairs-obscurs dans Rebecca d’Alfred Hitchcock.

Après 7 prix et 20 nominations, cette immersion dans les manoirs du Canada aura coûté 55 millions de dollars mais le polar surnaturel devrait redonner un certain goût à ceux qui considèrent les années vintage, un peu trop kitsch… Sentiments et effroi sont bien dosés mais ne dormez pas seul, si vous craignez encore les fantômes des landes sauvages.

Valentine Puaux

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