Equitation: 6 cavalières de prestige dont il faut s’inspirer

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Les françaises ne sont pas les seules à briller lors de grands concours équestres. Voici donc pour vous le Top des sportives au palmarès le plus fou dans le monde. 6 d’entres elles sont à suivre avec attention car elles brillent dans leur discipline, la course, le dressage ou le saut d’obstacle et sont parfois capables de sauter près de 1m60. 

 Elles foulent le sol des plus grandes carrières du monde en défiant le chronomètre mais pour accéder à la victoire, elles s’entrainent depuis l’enfance. Et parfois, elles ont découvert l’équitation avant même de marcher. A commencer par Camille Condé Ferreira, un bel espoir français (catégorie moins de 25 ans) qui côtoie les écuries de son père, depuis l’âge de 3 ans.

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Camille Condé, la plus jeune

Née en 1999, et fille d’un cavalier Vice Champion d’Europe, la sportive ne pouvait échapper à son destin et concourt aujourd’hui sur les plus grandes carrières françaises. Si le 10 novembre dernier, elle était à Dreux avec son cheval de légende, Pixies Leam Pondi, elle quittait juste avant, le terrain du Concours de Saut International de Lyon. Mais avant cette épreuve, la jeune femme s’est aussi rendue à Saint-Lo pour le Grand Prix 145. Pas de moments de répit pour celle qui s’inspire de Patrice Delaveau et Pénéloppe Leprévost, surtout, lorsqu’elle connaît déjà le goût de la victoire. Si l’endurante saute déjà plus de 1m10, est déjà passée par des lieux emblématiques ces dernières années comme Deauville, Lamotte Beuvron, Fontainebleau et même l’Autriche, elle s’est déjà rendue plus loin encore.

Alors qu’elle participait aux Championnats d’Europe Jeunes à Millstreet en Irlande cet été, ses chevaux ont déjà foulé le sol de Vejer de la Frontera en Espagne, pour le parcours de l’Europe Children, en 2013. Son apparition la plus impressionnante reste sans-doute celle sur les Championnats de Hong Kong en 2011 ; épreuve qu’elle avait relevé avec succès, obtenant son titre de quatrième championne du monde.

Laetitia Bernard, la plus courageuse

En selle depuis ses 13 ans, Laetitia Bernard fait aujourd’hui la fierté de sa famille. Aveugle, celle-ci est parvenue à faire confiance à son cheval et à faire preuve d’une grande écoute ; qualités qui la mènent aujourd’hui au plus haut de l’échelle, et qui lui ont permis de rencontrer des légendes de l’équitation. Sacrée Championne de France handisports de saut d’obstacles en 1997, 2000, 2002 et 2005, et Championne de France de dressage Poney (1997), Laetitia se rend compte qu’elle ne gagne plus seulement des trophées mais aussi la considération de certains maitres de la discipline, qui viendront même la guider dans ses parcours, comme Michel Robert au CSIW de Genève, Andy Booth qui la soutiendra ou encore le britannique John Whitaker, présent pour elle au Jumping International de Bordeaux l’année suivante.

Aussi, Laetitia est une guerrière et souhaite davantage : remporter la finale de la Coupe de France handisports en saut d’obstacles en 2007 et l’obtient. Plus tard encore, en 2009 elle sera sacrée vice championne de France Handisports et pourra même participer à Equita’ Lyon en 2012 et aux Jeux Paralympiques de Londres dès 2012. Un beau palmarès pour la jeune femme qui vient de passer la trentaine.

Charlotte Casiraghi, la plus hype

Si certains la connaissent comme l’ex-compagne de Gad Elmaleh ou mannequin en couverture de vogue, Charlotte Casiraghi est aussi une passionnée d’équitation depuis l’enfance. Très jeune elle a l’occasion d’intégrer l’équipe du champion olympique et entraineur français Marcel Rozier ( 2001). Un homme d’envergure qui passera le flambeau à son fils, Thierry, quelques années plus tard.

Ainsi, grâce aux conseils de son nouveau coach, la princesse aura l’occasion de s’illustrer à plusieurs reprises lors du Global Champion Tour. En premier lieu à Valence, puis à Monte-Carlo, enfin à Cannes, Estoril en Espagne, Rio et Valkenswaard aux Pays-Bas. La belle brune qui a l’habitude d’évoluer sur la côte et à Monaco finit aussi par s’illustrer à Paris, notamment en tant que marraine du concours de saut d’obstacle du salon du cheval de Paris en 2003 mais aussi en tant que participante du Jumping de Paris en 2014. Moins active cette année, Charlotte Casiraghi a tout de même participé à deux épreuves importantes: au Jump Festival de Cagnes-sur-Mer en mars dernier et au Global Champion tour de Monaco, au mois de juin.

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Pékin en 2008, photo libre de droit

Isabell Werth, la plus élégante

A 41 ans, la « reine du dressage » comme on l’appelle peut se vanter de sa longue liste de médailles. A cheval depuis ses 5 ans, l’allemande a tout appris mais surtout, à gagner ses coupes avec rigueur et humilité. Spécialisée dans le dressage, reconnaissable à son chapeau haut-de forme et ses vestes en queue de pie, la cavalière gravit les échelons dans une véritable course contre le temps. Lors de sa cinquième participation aux Jeux Olympiques de Rio en 2016, elle devient la plus titrée de la discipline.

Dix fois médaillée d’or, notamment grâce à sa complicité avec son cheval Gigolo, avec qui elle concourt à Barcelone, Atlanta en 1996 et Sydney en 1994 et 1998, la dresseuse est aussi parvenue à se faire titrer douze fois championne d’Europe. Loin d’en avoir terminé avec le sport, Isabell Werth a même puisé toute son énergie pour participer à une compétition de dressage à Pékin en 2008, avant d’atterrir à Rio l’été dernier. Elle a par ailleurs été reconnue comme la femme la plus sportive de l’année en Allemagne en 1999. Une réussite qu’elle doit  à sa coach Monica Theodorescu et à José Garcia Mena, qui lui a enseigné le piaffer.

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photo libre de droit

Michelle Payne, la plus féminine 

Première femme jockey à 30 ans et reine du derby, Michelle Payne semble capable de résister à toutes les épreuves, surtout celle du chronomètre lorsque son cheval est lancé sur la piste en ligne droite. Née en 1985 en Australie dans une grande famille de sportifs, 11 au total, elle participe à ses premières compétitions à l’âge de 14 ans et se classe très vite parmi les meilleurs jockeys de son pays.

Après de sérieuses années d’entrainement, la jeune femme finit par remporter la 16ème place du classement de la coupe de Melbourne en 2009. Pratiquant un sport très dangereux et principalement masculin, la cavalière fait plusieurs chutes graves qui l’affaiblissent mais ne renonce pas à sa carrière, publiant même son histoire en 2013. Enfin, elle se voit remettre le prix de ses rêves en 2015 : la fameuse coupe de Melbourne en tant que première femme à remporter l’épreuve en 155 ans d’histoire de l’évènement. Au printemps 2016, elle fait une chute grave ; trainée par son cheval sur la piste, elle est opérée d’urgence à cause d’une déchirure du pancréas ; mais là encore la douleur ne suffit pas pour renoncer à sa passion. Michelle Payne a depuis obtenu l’Award de « la personne la plus sportive et la plus inspirante pour son pays ». C’était en octobre dernier.

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CHI de Genève en 2013, crédit Clément Bucco

Reed Kessler, la plus voyageuse

Reed Kessler est sans doute l’un des plus beaux espoirs féminins des Etats-Unis. Taillée pour la compétition de haut niveau et entrainée par des parents qui pratiquent depuis près de 30 ans, la jeune femme élevée dans le Kentucky, nourrit cette même passion. Elle signe même des débuts très prometteurs en se qualifiant pour les jeux Olympiques de Londres en 2012 alors qu’elle n’a que 18 ans.

Auparavant, elle enchaine les concours, un peu partout dans le monde, dans le Devon, le Kentucky, puis en Belgique et en France, et même à Paris en 2010, ou elle remporte le grand prix Land Rover aux Gucci Masters. Un goût de conquête qui la mène aussi vers la première place de la coupe Dames d’Arezzo en Italie et sur le podium de l’international Horse show de Washington en 2011. Puis, à la 6 ème place du classement du grand prix de Genève l’année suivante ; année au cours de laquelle Reed Kessler sera aussi élue Talent de l’année pour ses performances en saut d’obstacle. Elle devient par la suite membre de l’équipe des Etats-Unis pour la finale de la coupe de Barcelone en 2013. Grande voyageuse, elle est aussi amenée à concourir aux Pays Bas, à Athènes, Cannes, Lyon et Stuttgart mais inlassable, la jeune femme se présente aussi à la coupe du monde de Vérone en novembre 2014.

Reed Kessler ne manque pas non plus le Saut Hermès en 2015 à Paris, ni le jumping international de Valence à l’été 2016. A peine le temps de se remettre de ses émotions, qu’elle s’envolait déjà pour le grand prix d’Aspen, le 13 novembre dernier. Ce qu’on appelle tout simplement : la détermination.

*tous les concours n’ont pas été mentionnés

Valentine Puaux

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