Expo Dior à Paris: 7 raisons d’aller voir l’exposition aux Arts Décoratifs

 

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Le musée des Arts Décoratifs à Paris expose jusqu’au 7 janvier prochain près de 300 robes et accessoires créés par Christian Dior. Une exposition qui nous plonge dans les coulisses de son succès mais aussi dans la jeunesse de cet amoureux de la mode. Je vous explique pourquoi elle vaut le détour. 

Découvrir la jeunesse du couturier prodige

Ses défilés débutent en 1947 avenue Montaigne. Mais avant d’attirer toute la clientèle parisienne, Christian Dior, petit garçon originaire de Granville, en Normandie, n’était pas du genre à dessiner la mode. Lancé dans les études politiques au départ, il n’entrera dans un atelier de stylisme qu’après la guerre, au sein de la direction de Lucien Lelong en 1941. Un parcours à découvrir dès l’entrée de l’exposition, au travers de clichés de famille et de croquis inédits. Ils sont issus de la collection « Dior Héritage ».

 

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un coup de crayon déjà bien assuré pour l’époque!

 

Connaître sa prestigieuse clientèle

Parmi les plus grandes admiratrices de Dior, prêtes à tout pour un essayage, on cite Brigitte Bardot, Jane Russel, ou encore la pétillante Audrey Hepburn, posant indirectement pour lui en 1959. (Il mourra deux ans plus tôt en Italie). Le génie du ciseau ira également à la rencontre de la princesse Margaret, au Blenheim Palace (Royaume-Uni) en 1954.

 

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Brigitte Bardot essayant la robe Concerto en Allemagne en 1956, Collection C.Dior parfums

 

Admirer le travail de John Galliano

En se séparant de son directeur artistique, Gianfranco Ferré, Dior se lance dans une nouvelle ère. Avec John Galliano, qui devient le gestionnaire officiel de toutes les collections à partir de 1996, la Maison se tourne vers une ligne orientaliste. Les cultures du monde et les textiles se mélangent, jusqu’à donner naissance à deux tenues insolites : Shérazade, évoquant la Russie en 1998, puis Ensemble bleu, ce dernier présenté avec un masque de l’Egypte antique sur les podiums de la saison 2004.

 

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Shérazade en orange,  tête d’Anubis à droite.

 

Rêver tulle, cristaux et paillettes

Cuir, soie, tulle, laine, les spécificités sont vastes mais les perles et les cristaux demeurent au fil du temps. Serez-vous ébahi par la robe en tulle et paillettes Junon, située dans la nef, ou par sa voisine, une robe bustier ? Les petites filles en tout cas, seront transportées dans un autre monde.

 

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La robe Junon date de 1949

 

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Revenir à Trianon

Amateur de beaux-arts, Dior met à profit toutes ses connaissances pour remettre au goût du jour la mode versaillaise. Sa collection Trianon, datée de 1952 est d’ailleurs un triomphe. Les critiques sont séduits par le savoir faire du maître et par son sens du raffinement. Toutes les femmes rêvent de porter tulle, nœuds, perles en nacre et médaillons, pour ressembler à Marie-Antoinette et à son amie, la duchesse de Polignac. Que pensez-vous de la robe Palmyre avec sa jupe panier ?

 

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Ce modèle date de 1952

 

Chausser des talons de haute voltige

On domine en hauteur. Dior et Roger Vivier, le chausseur de Joséphine Baker et d’Elisabeth II, l’avaient bien compris. Sans eux, les femmes n’auraient jamais autant défilé en jupe courte. Remarqués au départ dans les soirées cocktails des années 1960, par leur bout pointu, leurs fioritures et leurs broderies sur soie, ces petits escarpins satinés « Héritage » feront progressivement place à des modèles plus audacieux et plus couvrants ; les talons aiguille vers 1959, les talons plateforme, ou encore les cuissardes à lacets, en daim et crocodile : objets de tous les caprices dans le monde du showbiz. Nous sommes au tournant des années 2000 !

 

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Pour un parfum de nostalgie

En arpentant les couloirs de l’exposition, les collectionneurs de fioles découvrent les authentiques flacons de parfum « New look ».  Le packaging en verre unique, (une amphore au bouchon fleuri), a permis à Christian Dior et à ses artisans une conquête massive des grandes enseignes de cosmétique dans les années 1950. Miss DiorDioressence, Diorama, Fahrenheit, tant d’eaux de toilette aux notes de jasmin et aux essences boisées, qui sont encore victimes de leur succès.

 

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Penchez-vous sur les vitrines mais n’oubliez pas de lever la tête: Vous louperiez une grande scénographie. Les décors ont des allures de podium doré et de forêt enchantée….

 

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Un jardin, en hommage à celui de son enfance en Normandie.

 

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Oseriez-vous compter tous ces bustes ?

Valentine Puaux

 

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