Une expo pour ne plus craindre la DATA

 

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Et si on apprivoisait la data ? Jusqu’au 6 octobre prochain la Fondation EDF à Paris, propose au public d’explorer l’univers digital, pour qu’il apprenne non seulement à collecter l’information mais aussi à la matérialiser à diverses fins, artistiques, sociales, ou politiques. 3, 2, 1, on se connecte !

The Circle, Black Mirror, à l’heure ou les écrans parlent de menace de privacy à cause de l’Open source, la Fondation EDF propose un tout autre regard sur la collecte de nos données, qu’elles soient publiques ou confidentielles. Avec sa nouvelle exposition « 1,2,3, data », elle invite le public à ne plus craindre la sauvegarde de donnée et autres gadgets connectés mais au contraire, à les percevoir comme des outils de progrès. Et pour les utiliser à bon escient, pourquoi ne pas les rendre accessibles au travers de l’art ?

Une data intelligible 

Tel est le concept de David Bihanic, commissaire de l’exposition, qui souhaite aujourd’hui transposer la data « en matériau de création et en glaise pour les artistes » pour la rendre intelligible à tous.

La data n’est alors plus un hiéroglyphe indéchiffrable et confidentiel aux yeux du commun des mortels mais une série de points sur un graphique, une peinture numérique, ou une sculpture en 3D.

Comme avec la vague mouvante « Wind of Istanbul », de Refik Anadol, représentant le mouvement circulaire du vent après étude du phénomène, ou encore des clichés urbains du designer Herwig Scherabon. Une série de photographies nommée « Income Inequality », mettant en avant différents niveaux de vie de résidents d’une mégalopole et via un procédé d’extrusion 3D.

 

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Le projet Income Inequality

 

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Le projet Wind of Istambul

 

Etudier l’humain et son environnement

Mais une fois transposée, la data s‘exploite à souhait. On la classe dans logiciels de design afin d’étudier la société, ses modes de consommation et de communication. Au fil de la visite on découvre alors que le projet « Data Cuisine » calcule des valeurs nutritives précises, que « Refugee Project » transpose des flux migratoires au fil du temps et que « One Angry Bird », analyse les expressions faciales de politiques américains.

 

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Donald Trump scruté quotidiennement par l’agence américaine Periscopic, à l’origine de One Angry Bird Project

 

Enfin avec le social network « Friends in Space », on réalise qu’il est possible de dialoguer avec l’astronaute italienne Samantha Cristoforetti, depuis une connexion Twitter… Quant à notre activité sur les réseaux sociaux Facebook, Instagram et Google Maps, elle nous fait tisser des liens invisibles avec de parfaits inconnus grâce à des mécanismes insoupçonnés…  Effrayant ou captivant ?

 

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Le projet On Broadway a pour but de concentrer l’activité sur l’avenue Broadway à New York via des publications extraites de plusieurs réseaux sociaux, notamment Instagram et Google Street View.

 

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David Bihanic expliquant le fonctionnement interne des réseaux sociaux, permettant de nous mettre en contact les uns et les autres ( système de suggestion ).

 

Qui est responsable ? 

Après cette phase de découverte technologique, place à la réflexion quant aux dangers du « don de sources ». Alors que l’installation « Data Casino » permet à chacun de remporter un jackpot en renseignant ses empreintes digitales, son numéro de compte bancaire ou de sécurité sociale (par système de points), « The Iranian Internet Between Freedom and Isolation», à l’inverse, permet de découvrir, à la façon d’une cartographie, les méandres de la blogosphère iranienne et la façon dont celle-ci se bat pour exister malgré la censure. Ainsi, à tout dévoiler de soi-même, au nom de la transparence ou de ses convictions, on se met vite à nu et en danger.

« Notre but est d’intéresser le grand public aux nombreuses valeurs et utilités que recèlent les données, de le sensibiliser à l’opendata via des projets de designers, d’artistes ‘militants’. Chacun emporte une responsabilité. La question est ici de savoir ce que vous êtes prêts à laisser, sans vous laisser déposséder », explique David Bihanic. « Mais il faut aussi être dans le don d’informations afin de permettre de nouveaux points de vue sur le monde ». 

Et vous, qu’êtes vous prêts à livrer au net pour l’éternité ? Etes-vous en sécurité, libre de vos actions, ou au contraire vous sentez-vous scruté et espionné ?

 

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Voulez-vous tenter votre chance au Casino fictif  d’Albertine Meunier ?

 

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Iranian Project a été réalisé par Maral Pouzrkazemi. Il liste des célèbres blogueurs iraniens.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur la plateforme interactive de l’exposition. 

Valentine Puaux

 

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